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Historique Düsseldorfer Schauspielhaus Les origines du Düsseldorfer Schauspielhaus remontent au XIXe siècle. Dirigé par Gustav Lindemann et Louise Dumont, le théâtre se trouva au cœur du débat qui agitait le théâtre allemand sur la forme que celui-ci devait prendre. Lindemann et Dumont présentèrent des pièces de Shaw, Zuckmayer, Strindberg et, surtout, d'Ibsen. Après la mort de Dumont en 1932 et l'arrestation de Lindemann en 1933, l'administration du théâtre revint à la ville et les " jours sombres " du Schauspielhaus commencèrent. Jusqu'à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le Düsseldorfer Schauspielhaus fut l'un des plus " orthodoxes " des théâtres du Reich, déversant sans vergogne la propagande nazie. Après la guerre, le Düsseldorfer Schauspielhaus fut dirigé pendant une saison par un ancien détenu de camp de concentration, le communiste Wolfgang Langhoff. Le presque légendaire Gustav Gründgens (1947-1955) lui succéda, et rendit au théâtre son haut niveau artistique. Des productions comme les Mouches de Sartre (1947), la Mouette de Tchekhov (1948), la Cocktail partie d'Eliot (1950), le Procès de Kafka (1950) et les Brigands de Schiller (1951) offrirent au théâtre une reconnaissance internationale. Néanmoins, la personne à laquelle le Düsseldorfer Schauspielhaus doit le plus est sans aucun doute Karl-Heinz Stroux, qui fut à sa tête plus longtemps que tout autre - de 1955 à 1972. Stroux est considéré comme le père spirituel de toute une génération de jeunes comédiens et, comme metteur en scène, il se distingua par son professionnalisme et son impressionnant savoir théorique. En 1970, sa mise en scène de la Mort de Danton de Büchner inaugura la nouvelle salle du Düsseldorfer Schauspielhaus. Comme directeur, Stroux maintint le haut niveau artistique du théâtre, avec des metteurs en scène polonais comme Dejmek, Swinarski et Axer, régulièrement invités. Stroux a également su réunir une remarquable compagnie de comédiens, comme Deutsch, Krauss, Maria Wimmer, Attila Horbiger et Bernard Minetti. Stroux fit connaître au public du Düsseldorfer Schauspielhaus les pièces de Wilder, O'Neill, Miller et, surtout, de Beckett et Ionesco. Lorsqu'il démissionna en 1972, Ulrich Brecht lui succéda, premier directeur depuis de longues années à avoir une vision différente, essentiellement politique, du théâtre et de son rôle. Le directeur suivant, Günter Beelits (1976-1986), œuvra à stabiliser la compagnie, à approfondir ses orientations artistiques et à promouvoir sa réputation en-dehors d'Allemagne. De 1986 à 1996, le Düsseldorfer Schauspielhaus fur dirigé par Volker Canaris, l'un des fondateurs de l'Union des Théâtres de l'Europe. C'est à son initiative que le Düsseldorfer accueilli le premier Festival de l'Union en 1992. Sous sa direction, le répertoire du théâtre s'élargit considérablement, avec plus de 160 premières : textes classiques, théâtre des XVIIIe et XIXe siècles - Ibsen, Strindberg, Tchekhov et Gorki, ainsi que les pièces d'auteurs contemporains comme Canetti, Horvath, Pirandello, Lorca, Brecht, Beckett, Mishima, Koltès, Rodrigues, Sohol, Allen et de nombreux dramaturges allemands. En 1996, Anna Badora devient directrice du théâtre. En Pologne, elle fut la première femme à participer au séminaire pour metteurs en scène de Max Reinhardt. Elle devint ensuite assistante à la mise en scène de Peter Zadek à Berlin. Elle a dirigé Lulu de Wedekind et Ivanov de Tchekhov. La saison 1997-1998 s'est ouverte avec deux de ses nouvelles productions : la Tempête de Shakespeare, et Bankers Opera, un spectacle de Volker Kühn. Depuis la saison 2006/2007, la directrice du Düsseldorfer Schauspielhaus est Amelie Niermeyer. |