Historique
Théâtre National de Strasbourg

La date de naissance officielle du Théâtre National de Strasbourg remonte au début de la saison 1968-1969, sur décision d'André Malraux, alors Ministre de la Culture, en reconnaissance du travail mené par le Centre dramatique de l'Est qui, depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, avait coordonné la création théâtrale en Alsace et en Lorraine.

La 1er octobre 1957, la Centre dramatique inaugura le Théâtre de Comédie de Strasbourg avec une production de Hamlet, mise en scène par Hubert Gignoux. Par la décision ministérielle de 1969, le TNS se voyait confiée la gestion du bâtiment du théâtre, ancien siège du Parlement d'Alsace-Lorraine, construit en 1892.

Succédant à Hubert Gignoux, Jacques Fornier et André-Louis Périnetti, Jean-Pierre Vincent fut nommé directeur du TNS en 1975. A cette époque, après vingt-cinq années de vide juridique, une décision ministérielle clarifia enfin le statut légal du théâtre.

La première mise en scène de Jean-Pierre Vincent au TNS, fut Germinal d'après le roman de Zola, en octobre 1975.

En 1983, après la nomination de Jean-Pierre Vincent au poste d'administrateur de la Comédie-Française, Jacques Lassalle devint directeur du TNS. Sa première production fut Tartuffe de Molière interprété, entre autres, par Gérard Depardieu et François Périer.

En 1985, Jacques Lassalle inaugura la petite salle, baptisée Salle Huber Gignoux, avec une représentation du Professeur Taranne d'Arthur Adamov et de Dissident, il va sans dire de Michel Vinaver.

A la fin de la saison 1989-1990, Jacques Lassalle fut à son tour nommé administrateur de la Comédie-Française. Jean-Marie Villeguier lui succéda et entama d'importants travaux de rénovation du théâtre.

Jean-Louis Martinelli devient directeur en décembre 1993. Il met en place dès son arrivée une troupe d'acteurs permanents et associe des auteurs à l'activité de création. Aux côtés d'œuvres classiques, Jean-Louis Martinelli s'attache avant tout à faire vivre ou revivre des textes d'auteurs du XXe siècle : Bernard-Marie Koltès, Heiner Müller, Rainer Werner Fassbinder. D'importants travaux de rénovation du théâtre et de l'Ecole dont le principe était acquis depuis 1991, commencent en janvier 1996. Confiés à l'architecte Daniel Rubin, ces travaux s'achèveront à l'automne 1997. Pendant leur déroulement, l'Ecole, l'administration et les salles de spectacle déménagent. L'Ecole militaire de Strasbourg reçoit l'administration du théâtre et l'Ecole, tandis que deux halls de la foire du Wacken sont aménagés pour les spectacles des saisons 1995-1996 et 1996-1997. En octobre 1997 sont inaugurées la salle Bernard-Marie Koltès rénovée (élargissement du cadre de scène et réfection des dessous) et la salle Hubert Gignoux entièrement reconstruite (déplacée, elle devient une salle entièrement polyvalente susceptible d'accueillir des scénographies diversifiées). A l'automne 1999, le TNS organise et héberge le 8e Festival de l'Union des Théâtres de l'Europe (UTE).

Le 1er juillet 2000, Stéphane Braunschweig est nommé directeur du TNS pour cinq ans. Il définit à son entrée en fonction un projet artistique articulé autour de trois axes : le développement de la dimension internationale du TNS, l'installation d'une troupe permanente, le renforcement de la place de l'école au centre des activités du théâtre.


Une autre facette essentielle du travail du TNS est son Ecole d'art dramatique, dont les origines remontent à l'époque du Centre dramatique de l'Est qui, dès 1947, avait décidé de créer une structure pédagogique pour les apprentis-comédiens.



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